Élevées par leur grand- mère, elles sont devenues célèbres écrivaines

Élevées par leur grand- mère, elles sont devenues célèbres écrivaines

 Elles sont un certain nombre,  les femmes  de la littérature africaine d’expression française à  démystifier l’hégémonie littéraire  des hommes.  Grandes auteures, célèbres écrivaines, certaines  d’entre elles ont un point commun :  leur éducation fut confiée à  leur grand- mère.

Message de l'équipe d'organisation des Noces de Diamant de Un Piège Sans Fin

Pour marquer la célébration des Noces de Diamant du roman Un Piège Sans Fin, nous avons initié une campagne de crowdfunding. Cette campagne a pour but de rendre le roman disponible dans les bibliothèques de plusieurs établissements scolaires privés et publics au Bénin. 200 établissements auront chacun 10 exemplaires du roman.

Informé de cette initiative voici en bref ce qu'en dit le Doyen Olympe Bhêly QUENUM "C'est sublime ! Si ça marche j'aurai un enterrement royal.."

Vous pouvez soutenir cette initiative en parcourant ce lien : https://www.leetchi.com/fr/c/lyV9Bq0w


Mariame Bâ.  A l’aurore de sa vie , elle  perdit sa mère et fut envoyée auprès de sa grand- mère  auprès de qui, elle a grandi.  Elle connut  une enfance  difficile  et   mouvementée. Mais pleine d’émotion. Devenue  écrivaine à 50 ans, la Sénégalaise, nonobstant la courte durée de sa carrière,   aura  laissé ses empreintes à la littérature africaine.  D’elle, nous gardons le célèbre roman épistolaire  Une si longue lettre, parue  en 1979, suivi de  Le Chant écarlate, rendu public en  novembre 1981, quelques mois après son décès en août 1981. On ne peut évoquer la littérature africaine francophone  sans citer Mariama Bâ.

Calixthe Beyala. Ecrivaine à l’enfance hautement difficile  mais à la carrière  pluriellement  distinguée.  1993, Grand prix littéraire d’Afrique Noire  avec  son ouvrage Maman a un amant ; 1994, Prix François-Mauriac de l’académie Française  pour  Assèze l’Africaine ;  1996,  Grand prix de l’académie Française avec Les honneurs perdus ; 1998, Grand prix de l’UNICEF  avec La petite fille du réverbère.    Ellle  fut élevée par sa grand- mère après le divorce de ses  géniteurs quelques années seulement après sa naissance. Calixthe connut une adolescence perturbée par la pauvreté de ses parents. Les affres de la misère l’ont torturée mais  elles n’ont  point émoussé  ses ardeurs   pour les études.  Elle est aujourd’hui  une vedette de la littérature africaine francophone. 

La suite après la pub

Fatou Diome.  Comme Mariama Bâ et Calixthe Beyala, Fatou Diome a grandi auprès de sa grand- mère.  Contrairement  aux enfants sénégalais de son époque, la décision d’aller à l’école  est venue d’elle-même.  Femme courageuse et battante,  elle fit son entrée dans l’univers  de la littérature africaine d’expression française  avec un recueil de six nouvelles intitulé :   La préférence nationale en 2001. Deux ans plus tard, elle publie son premier roman,  Le ventre de l’Atlantique.  En 2017, elle met  sur le marché des livres,  Mariame porte plainte, après plusieurs autres ouvrages  parmi lesquels Ketala en 2006. Au-delà, de ses livres, Fatou Diome doit sa notoriété à ses loyales interventions dans les débats  télévisés portant sur  l’actualité en Afrique, en Europe…Elle est  l’une des actuelles  stars de la littérature africaine.  

Esckil AGBO

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