Sophie Adonon : « Un piège sans fin a vampirisé toute la bibliographie du doyen Olympe Bhély-Quenum »

Sophie Adonon : « Un piège sans fin a vampirisé  toute la bibliographie du doyen Olympe Bhély-Quenum »

Les uns aussi beaux et sincères que les autres, les hommages à l’Ecrivain béninois, Olympe Bhêly Quenum, 94 ans – dans le cadre de noces de diamant de son roman Un piège sans fin, s’enchaînent sur radio Beninlivres. Sa compatriote et jeune collègue Sophie Adonon lui adresse un magnifique témoignage dont la teneur est la suivante.

Message de l'équipe d'organisation des Noces de Diamant de Un Piège Sans Fin

Pour marquer la célébration des Noces de Diamant du roman Un Piège Sans Fin, nous avons initié une campagne de crowdfunding. Cette campagne a pour but de rendre le roman disponible dans les bibliothèques de plusieurs établissements scolaires privés et publics au Bénin. 200 établissements auront chacun 10 exemplaires du roman.

Informé de cette initiative voici en bref ce qu'en dit le Doyen Olympe Bhêly QUENUM "C'est sublime ! Si ça marche j'aurai un enterrement royal.."

Vous pouvez soutenir cette initiative en parcourant ce lien : https://www.leetchi.com/fr/c/lyV9Bq0w

TEMOIGNAGE

Je n’ai pas eu le privilège d’étudier le roman Un Piège sans fin en classe de Première comme la plupart de mes compatriotes du Bénin ; étant donné que j’ai effectué ladite classe et mes études universitaires en France.

La suite après la pub

L’auteur Olympe Bhêly-Quenum  ne m’ était pas inconnu, en raison des  dictées qui m’ont formée en français au Bénin, à partir du cours moyen. Un piège sans fin a croisé ma route dans un cadre privé, en 1987, en France. En effet, lors du grand Salon du Livre du Mans, intitulé « La 25ème Heure du Livre », le doyen  Olympe Bhêly-Quenum a logé chez une connaissance. Il s’agit d’un ami de ma belle-famille française. En apprenant que je suis originaire du Bénin, il en était enchanté et s’est empressé de me montrer le roman Un Piège sans fin, dédicacé par l’auteur Olympe Quenum qu’il avait hébergé chez  lui pendant les quelques jours passés au Mans.

Monsieur Dugare (paix à  son âme) a insisté afin que je lusse l’ouvrage. Je fus flattée par son geste et férue de  lecture que j’ai toujours été, je me plongeai dans ce chef-d’œuvre lequel m’a détachée  de la France, de l’incipit  à la dernière ligne. Durant toute la lecture, il s’est produit en moi une sorte de téléportation et je me retrouvai dans le Nord du Bénin.

Au-delà de l’onomastique, je me réappropriai la littérature négro-africaine dont m’avaient privée les programmes scolaires français, à travers Ahouna et Anatou, entre autres.

Qui peut évoquer  l’auteur Olympe Bhély-Quenum sans penser à Un Piège sans fin ? L’œuvre est tellement puissante qu’elle a vampirisé  toute la bibliographie du doyen et a fini par la coiffer. Comparaison n’est pas raison.  »Un Piège sans fin » est pour  Olympe Bhély-Quenum, ce que  »Pour une poignée de gombos » est pour Sophie ADONON. Avec 23 publications à ce jour, mon lectorat africain se réfère systématiquement à  » Pour une poignée de gombos » quand il songe à ma bibliographie.

C’est ainsi. Certains ouvrages ont une forte personnalité et éclipsent toutes autres créations d’un écrivain.

Longue vie au doyen  Olympe Bhély-Quenum, immense écrivain qui m’a noyée de bonheur lorsque par un beau jour de  l’an 2018, je reçus de sa part,  un coup de fil. Devinez à propos de quoi ?… Mon roman  »Pour une poignée de gombos », pour m’exprimer son admiration et m’adresser ses encouragements.

L’œuvre est tellement puissante qu’elle a vampirisé  toute la bibliographie du doyen et a fini par la coiffer

Je remercie mon homologue Pierre Dognon de lui avoir communiqué mes coordonnées; ce qui a permis cette magnifique surprise qui me marquera à vie.

Joyeuses noces de diamant au roman Un Piège sans fin, livre authentiquement africain et intemporel ! 

Un Piège sans fin, un livre authentiquement africain et intemporel

Merci à Beninlivres pour cet hommage mérité qui est rendu à notre admirable et aimé Olympe Bhêly-Quenum de son vivant.

Par Sophie ADONON, ©BENINLIVRES, avril 2020

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