Bénin / JOURNÉE MONDIALE DU LIVRE ET DU DROIT D’AUTEUR 2021: Le message du Ministre Jean – Michel Abimbola

Bénin / JOURNÉE MONDIALE DU LIVRE ET DU DROIT D’AUTEUR 2021: Le message du Ministre Jean – Michel Abimbola
Le Ministre Jean - Michel Abimbola

Message du Ministre du tourisme, de la culture et des arts du Bénin, M. Jean – Michel Abimbola, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du livre et du droit d’auteur.

  • Mesdames et Messieurs les acteurs de la chaine du livre ;
  • Très chers écrivains ;
  • Mesdames et Messieurs les lecteurs ;
  • Amoureuses et amoureux du livre et de la lecture ;

Le 23 avril de chaque année, et ce depuis 1995, le livre, compagnon de vieille date de l’être humain est célébré par la communauté internationale en lien avec le droit d’auteur. Depuis toujours en effet, nombreux sont celles et ceux qui se tournent vers le livre pour combattre l’isolement, la solitude et bien d’autres maux exacerbés par les diverses crises contemporaines telles que la période de pandémie que nous traversons.

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Il faut rappeler que cette journée a été initiée par l’UNESCO en mémoire du 23 avril 1616, date de décès de trois (03) grands auteurs que sont William SHAKESPEARE, Miguel de CERVANTES et Inca GARCILASCO.

En effet, et comme le rappelait la Directrice générale de l’UNESCO, Mme Audrey AZOULAY à l’occasion de la célébration de l’édition 2020 de cette journée, « les livres ont cette capacité de nous divertir, de nous instruire, d’être tout à la fois l’instrument d’une sortie de soi, d’une rencontre avec un auteur, une autrice, un univers ou une culture et d’offrir un temps où plonger plus profondément en soi-même».

Il apparaît alors que les livres sont à la fois un instrument de divertissement et de loisirs, mais aussi d’apprentissage, de brassage et d’acquisition de la connaissance.

C’est de ce mélange de magie, d’évasion et d’apprentissage que nous avons tous besoin en ces moments où l’humanité affronte l’une des pandémies les plus sévères de son existence. Nous devons en effet aux livres d’avoir été des fenêtres sur le monde durant les moments forts de cette pandémie.

Mesdames et Messieurs ;

La publication d’un livre est certes un travail d’équipe ; mais le premier maillon qui en alimente la fabrication reste avant tout l’écrivain. Ses efforts de créativité, les milliers d’heures qu’il consacre à l’œuvre exigent qu’il soit, en retour, rémunéré.

Cette rémunération est ce que nous appelons le « droit d’auteur ». Ce dernier peut se décliner soit comme un « à-valoir », c’est-à-dire, une avance sur les recettes qui seront générées par la vente du livre, soit comme un « droit direct », c’est-à-dire un versement concédé à l’auteur sur chaque exemplaire du livre réellement vendu. Quel que soit son modèle, le droit d’auteur doit être garanti et protégé parce qu’il permet à l’écrivain de vivre de son art, de continuer à produire pour alimenter la chaine du livre, une chaine dont la viabilité est compromise sans des droits reconnus, promus, protégés, et régulièrement versés aux auteurs.

En célébrant la journée mondiale du livre et du droit d’auteur, c’est aussi les autres maillons de la chaine du livre et en l’occurrence les éditeurs, les imprimeurs, les distributeurs, les diffuseurs, les traducteurs, les libraires, les bibliothécaires et même les lecteurs que nous mettons en évidence.
Il s’agit en effet de promouvoir, de façon générale, l’industrie éditoriale et la protection de la propriété intellectuelle.

C’est dès lors pour moi une nouvelle occasion de rappeler les réformes introduites dans l’industrie du livre au Bénin et qui visent à l’assainir, la professionnaliser et la rendre compétitive.

Mesdames et Messieurs ;

Du projet de réhabilitation et de modernisation des bibliothèques et centres de lecture publique en passant par celui de numérisation de leur fonds documentaire ; de la mise en place du fonds de bonification au profit des industries culturelles à l’organisation d’activités phares de promotion du livre et de ses acteurs (Grand prix littéraire du Bénin, Salon national du livre) en passant par les actions d’encadrement des divers métiers de la chaine du livre, le Gouvernement du Président Patrice TALON, à travers le Ministère en charge de la culture, manifeste sa détermination à faire du livre et de ses métiers connexes un véritable levier de développement humain, social et économique.

Je n’oublierai pas de saluer les nombreux efforts des acteurs privés, associations et faitières du secteur qui œuvrent chaque jour au rayonnement et à la promotion du livre et de la lecture dans notre pays.

Conscient que de nombreux défis restent à relever, je nous invite tous, acteurs publics, privés, partenaires, mécènes et amoureux du livre et de lecture, à fédérer les énergies pour qu’enfin naisse dans notre pays, une véritable industrie du livre, créatrice d’emplois, de richesses, mais aussi espace de connaissances, de rencontres et de voyages pour l’ensemble de notre communauté.

Vive la culture !
Vive le livre et la lecture !
Je vous remercie.

Cotonou, le 23 avril 2021