BENINLIVRES 2019/ Prix LAHA du jeune Romancier du Bénin : Ce qu’il faut retenir du manuscrit primé

BENINLIVRES 2019/ Prix LAHA du jeune Romancier du Bénin : Ce qu’il faut retenir du manuscrit primé

Samedi 28 septembre 2019. 1ère Foire panafricaine du livre – BENINLIVRES 2019 à Cotonou.  Soumaïla Alabi Kangnidé, diplômé de l’Ecole Normale Supérieure de Porto-Novo, enseignant de Français, amoureux des lettres et passionné des arts de la scène (le théâtre), reçoit le Prix Laha du jeune romancier du Bénin de l’année 2019, pour son manuscrit intitulé Si je l’avais su … (roman, inédit).


Le Prix LAHA du jeune romancier du Bénin est un concours destiné  aux jeunes béninois  porteurs de manuscrit. Décerné par les Editions LAHA, il vise à encourager les jeunes  auteurs du  Bénin, ceci, pour qu’ils puissent s’offrir, plus tard   une carrière professionnelle de romancier.

Pour sa 1re édition, le concours a enregistré une vingtaine de  manuscrits à la clôture de l’appel à candidature. Un comité de lecture a travaillé, par la suite  et  a  sélectionné les  six (06) meilleures ‘’productions’’ pour la phase finale.  Il s’agit bien des finalistes et des textes suivants de  :

  • Victimes de circonstances d’Alexandre GBEVOEHEHA
  • Quand les larmes changent d’yeux d’Axel Finagnon AHOUANDJINOU
  • L’hymne de la délivrance de Charlène SOSSOU
  • Prophétie d’une folle de Renaud GBETOWENONMON
  • Si je l’avais su … de Soumaïla Alabi KANGNIDE
  • Au lit pour dodo de Maxime Da-ZOGBO 

A la délibération, le samedi 28 septembre 2019, au palais des sports de  Cotonou où  a lieu la 1re foire panafricaine du livre, c’est le texte « Si je l’avais su … » de Soumaïla Alabi Kangnidé qui a  retenu l’attention du jury final. Devant, parents et amis, le lauréat été porté en triomphe. Pour ce qui est du prix, il comprend, un trophée de distinction, une médaille, un tableau d’honneur, un contrat d’édition chez LAHA EDITIONS,  et une tournée promotionnelle du lauréat, à travers le Bénin.

Si je l’avais su … : Que retenir du manuscrit primé ?

Si je l’avais su …, le manuscrit primé, est l’histoire de Nadia et de Sorbour, deux jeunes plus ou moins  opposés, religieusement, socialement et ethniquement parlant, mais qui, ont au-delà des attentes et des stéréotypes, voient l’avenir avec le  même œil. Leur projet : réussir et finir ensemble quoi qu’il en coûte.

Une rencontre depuis l’enfance, une amitié pendant l’adolescence et l’amour, in fine.  Tout baigne bien pour les deux tourtereaux jusqu’’au jour où  une scène de partouze bouleversa  leur plan de vie.  Une seule femme pour plusieurs hommes. De vives scènes de  ‘’jambe en l’air’’, filmées, lesquelles,  comme une trainée de poudre, s’emparent  des réseaux sociaux.

Qui était cette femme ? Et les  partouzards, qui étaient- ils ?  Tout ce que nous  en savons, ce n’est ni Sorbour ni Nadia.  Enigme !   

La particularité de ce manuscrit qui sera édité très bientôt chez LAHA Editions est la simplicité et le caractère créatif du style  du jeune auteur. Le lecteur a l’impression d’être au cinéma et a tendance à participer aux actions, même s’il est parfois choqué par le suspense et les rebondissements qui le font fissionner.

Aussi, est-il important de souligner la portée des thèmes secondaires, des brèches habilement ouvertes pour faire intervenir l’actualité : la cybercriminalité, l’homosexualité, la politique, l’éducation, la formation des jeunes, la petite enfance, la promotion du genre, la condition humaine, le mariage, la corruption, la prostitution, la tontine sexuelle, la tradition, la religion,  la polygamie, la monoparentalité, la modernité, la sécurité …, des sujets du moment savamment abordés et dont personne ne parle avec objectivité.

Denver AYAMOU, ©Beninlivres, octobre 2019

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