Cameroun/ Littérature : Il plagie un événement et accuse son infographe

Cameroun/ Littérature : Il plagie un événement et accuse  son infographe

Quelques heures après  la  publication, ce 30 janvier,  sur notre plateforme de l’article titré « Cameroun : L’institut français bénit un événement frauduleusement acquis »,  lequel article est relatif à l’affaire de falsification du concours Miss littérature, l’auteur du plagiat,  M.  Junior Haussin tente de se dédouaner et placarde sur son mur facebook un lapidaire communiqué qui annonce le changement de l’ intitulé de son événement.


« Après  des échanges constructifs  avec nos amis du Bénin, concernant le supposé plagiat de leur événement Miss littérature, moi Junior  Haussin, j’ai décidé de changer  le logo de mon événement ainsi  que le nom. Désormais, Miss littérature s’appelle Miss Cameroun Littérature », écrit –il, dans un élan de rassurer ses partenaires et potentielles candidates de  la tenue de l’événement.

Contactée,  l’Ecrivaine béninoise Carmen Toudonou,  fondatrice du concours sous- régional Miss littérature  a rejeté les propos du sieur Haussin.  « Nous n’avons eu aucun échange. Il m’a juste envoyé une invitation d’amis sur facebook et   m’a laissé un message sur whasapp. Il m’a parlé de prétendu plagiat et j’ai mis sur sa page facebook, malhonnêteté. C’est tout.», martèle, toute furieuse,  l’auteure  du roman  Presqu’une vie. Ainsi,  toute analyse faite, nous pouvons dire que le promoteur camerounais ne reconnaît pas avoir piraté l’initiative Miss littérature, portée, d’ailleurs sur les fonts baptismaux à Cotonou, il y a trois ans. Mais il semble tombé dans son propre piège.

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En effet, répondant à l’interpellation de l’un de ses amis, au bas de notre article susmentionné sur la page facebook #Beninlivres, il écrit : « Elle (Carmen)  est dans son droit de crier autant. J’ai déjà parlé avec des collègues à elle mais hélas. Nous avons trouvé une solution. Je regrette  simplement le mauvais travail de mon infographe ».

L’infographe travaille  sous l’ordre de qui ? Son travail  n’a pas été avisé avant sa publication ?  Est – ce  lui qui a imposé le logo de Miss littérature, falsifié ? Autant de questions qui confortent la mauvaise foi de M. Haussin.

Par ailleurs, il peut évoluer  avec sa  nouvelle désignation,  Miss Cameroun littérature. « Si au pire des cas,  il garde Miss Cameroun littérature avec un contenu autre que le mien, cela ne me gène pas »,  fait savoir à radio Beninlivres Carmen Toudonou.

Mais nous, nous pensons qu’avec le nouveau nom, M. Junior Haussin n’est pas encore au bout de ses démêlés. Car, selon nos informations  le concept Miss Cameroun est une marque déposée.

Esckil AGBO