[Noces de diamant du roman Un piège sans fin] : L’Ecrivain togolais Armand Esso rend hommage à Olympe Bhêly Quenum

Écrivain-Journaliste de nationalité togolaise, Armand Esso, par un beau poème   a rendu un bel hommage au Patriarche des lettres béninoises Olympe Bhêly Quenum,  le mardi 05 mai 2020. C’est dans le cadre des noces de diamant  du roman Un piège sans fin.

 Découvrez  ici son texte

La suite après la pub

Je me rappelle…

Je me rappelle avec précision que j’ai connu et aimé, en classe de CM2 au cours primaire, une portion de texte de l’écrivain Olympe Bhêly-Quenum, tirée de son mémorable ouvrage Un piège sans fin.

Et pour tout dire, ce grand homme de lettres fait partie des auteurs ayant déclenché en moi le déclic de l’écriture.  De sa plume je suis tombé amoureux, subjugué par sa personnalité même et la densité de sa production littéraire.

J’avoue donc que j’ai toujours souvenance de certains de ses textes qui scandaient nos dictées matinales. Celui qui me vient souvent à l’esprit est intitulé  Les semailles  , et puisque l’œuvre est l’un des livres que je garde jalousement à mon chevet, je peux être fier de vous dire qu’Olympe Bhêly-Quenum compte parmi mes auteurs favoris. Et le concernant particulièrement, il est pour moi un repère incontestable de la littérature africaine.

Ce texte, Les semailles, dont je parlais tantôt me revient encore ici pendant que j’écris ces quelques lignes, et c’est avec plaisir que le partage avec vous :

« Certains jours des semailles le temps était agréablement frais ; le soleil… ne paraissait pas de la journée. La pluie tombait, fine, serrée et douce ; quelques oiseaux, cependant, chantaient dans les arbres tandis que nous plantions avec joie. La souriante verdure des céréales s’étalant à perte de vue ajoutait un agrément sans nom à notre ardeur, et la seule idée que, dans quelques mois, nous retournerions dans notre champ pour la récolte, qui s’annonçait très bonne, nous inondait l’âme de bonheur. Nos simples vêtements de travail collés à la peau, nous oubliions la pluie qui ruisselait sur nos corps et nous aveuglait. Ma mère entonnait de sa douce voix une chanson gaie, entraînante, reprise en chœur par mon père et moi. »

Un piège sans fin, pp. 19-20

Un piège sans fin est pour moi un auguste édifice, un document littéraire sans doute le plus adapté qui relate les activités quotidiennes des Africains. C’est une échelle dressée aux apprenants et aux lecteurs pour atteindre un objectif qui n’est que bonheur en soi, prise de conscience et une invite au tourisme pour découvrir le patrimoine culturel africain.

Bref, Olympe B. Quenum est une véritable plume au service de l’Afrique mère. Sa qualité d’homme de lettres est d’une grande portée qui traverse le temps sans prendre de ride. Et pour rendre hommage à une telle personnalité, je vous laisse au lecteur ces quelques vers que j’ai écrits en son honneur :

Olympe Bhêly-Quenum

Où que tu sois sur cette terre

A l’autre bout du monde ou ailleurs,

Je te rends hommage.

Tu es un homme de paix ;

Ta plume démontre tes qualités

Et tes écrits,

Miroir de l’humanité entière.

Sache que les mémoires te citent

Comme un monument majestueux.

La fibre de tes œuvres

Regorge d’une richesse inouïe.

Ta main et tes idées

Ont tracé une vie entière

D’où couleront les fleuves de sagesse.

Où que tu sois, sur la terre de l’humanité

Dans ta vie qui vibre de tranquillité,

Toi qui berces le monde par tes écrits,

Je te chante les odelettes.

Merci à Beninlivres de m’avoir donné cette opportunité de m’exprimer sur ce que je ressens pour un doyen, un guide, un maître, Olympe Bhêly-Quenum.

Par Armand M. ESSO, ©BENINLIVRES, avril 2020