Sophie Adonon : « Il faut briser le mythe d’inaccessibilité des écrivains »

Sophie Adonon : « Il faut briser le mythe d’inaccessibilité des écrivains »
Sophie ADONON - Crédit Photo: Emmanuel Tometin

L’ENTRETIEN.   Sophie Adonon,  l’invité de notre rédaction de ce dimanche 11 avril 2021 répond à nos questions sur le concours de lecture portant, lancé en mars dernier.

INTERVIEW

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RADIO BENINLIVRES : Quelle est la genèse du Prix Sophie ADONON des Collégiens ?

Sophie Adonon : L’idée de décerner un prix littéraire portant mon nom m’est venue en 2016, lors de la tournée nationale que j’ai effectuée dans les douze départements. Accompagnée d’une équipe, composée de Emmanuel Tomètin (Reporter d’images), de Casimir Djidago (Présentateur de mon roman Pour une poignée de gombos) ; de Esckil Agbo (Coordonnateur de la tournée), nous avons abondamment exposé le projet aux apprenants et enseignants. Cette initiative pensée et présentée prend enfin corps.

Quels sont les objectifs et la particularité du concours ?

Le Prix Sophie Adonon des Collégiens est organisé par l’Association Sophie Adonon pour la Littérature – ASAL et les Editions Beninlivres. Le Prix intervient sur trois champs d’apprentissage :  la lecture, l’écriture et l’art oratoire. Le but primordial de cette initiative est de susciter le goût de la lecture chez les élèves  et de les y tenir.

Pensez- vous  que  de pareilles initiatives donnent vraiment aux élèves le goût de la lecture ?

Si de pareilles initiatives ne donnent pas vraiment aux élèves le goût de la lecture, elles contribuent néanmoins, à les motiver à s’y intéresser, à travers des événements littéraires qui valorisent les élèves et les récompensent.

Il faut briser le mythe d’inaccessibilité des auteurs, en allant vers les apprenants, en tant qu’écrivain ou acteur de la chaîne du livre.

Lire aussi: https://beninlivres.org/prix-sophie-adonon-des-collegiens-edition-2021-voici-les-conditions-de-participation/

Quels sont les lots à gagner ?

Quelques-uns des  lots à gagner : don d’ouvrages, envelopper financière, stage d’initiation au métier de Libraire et d’éditeur, un voyage sur le Parc national de la Pendjari… Ce dernier cadeau m’importe particulièrement parce que cette visite par  les deux  gagnants et qui se fera en avril 2022, leur  donneront  l’opportunité de découvrir les sites touristiques du nord du Bénin. Ce sera ma modeste contribution aux efforts que fournissent les autorités à promouvoir le tourisme au Bénin.

Il y a tant de merveilles à visiter dans les quatre coins du pays, telles que le Musée historique d’Abomey, le Temple des pythons à Ouidah, Musée da Silva à Porto-Novo, les Mamelles de Savè, le village souterrain d’Agongointo-Zoungoudo, le Musée de la Fondation Zinsou, etc.  

L’un des plus beaux compliments que m’a fait un fan béninois pendant  une dédicace a été de me confier qu’il avait conseillé à un Américain rencontré sur un vol entre  Washington et Paris  de lire les romans de Sophie Adonon, s’il voulait connaître le Bénin. 

Oui, sans m’en rendre compte, je promeus mon pays dans mes intrigues. C’est donc logique que j’encourage la jeune génération à s’approprier son patrimoine culturel par le biais du Prix Sophie Adonon des collégiens.

En dehors du concours,  partagez  avec nous votre actualité.

En dehors du concours, je continue d’écrire. Je collabore à des projets littéraires tels que le recueil de poèmes ‘’Œstrogènes’’, initié par Carmen Toudonou et paru en mars 2021. J’anime également des visio-conférences (COVID oblige) autour de mes livres, comme dernièrement avec l’Université de Augsburg.  

En cours d’année, paraitront mon premier livre  de jeunesse à Lys bleu éditions, à Paris et un roman aux éditions Beninlivres.

Entretien réalisé par Esckil AGBO,  © BENINLIVRES, avril 2021